Actu

Découvrez toute l’actualité de l’agence My Media mais aussi de nos métiers : Achat media, Publicité, Business, Campagnes, Opérations spéciales et Digital !

  • Actu
  • Le piratage est-il mort ?
17
Sep

Le piratage est-il mort ?

Au mois de juin dernier, la « haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet » (HADOPI) a fêté ses 10 ans d’existence. De la création de l’institution à son dixième anniversaire, retour sur une décennie de téléchargement illégal.

Des chiffres qui peinent à baisser

Depuis sa création, HADOPI a envoyé plus de 12 millions de première recommandation. Selon les chiffres de l’institution, 60% des personnes ayant reçu un premier avertissement ne recommencent pas. Un chiffre important à modérer tout de même quand on sait qu’HADOPI ne sanctionne que les internautes téléchargeant en peer-to-peer.
C’est bien cela le véritable problème pour HADOPI : les pratiques de piratage évoluent plus vite que les réponses légales. Le téléchargement direct, le streaming, l’utilisation d’un VPN permettent aujourd’hui aux pirates de contourner facilement la loi.
Au total, seulement un peu plus de 1000 cas de fraudes ont abouti à une sanction légale (amendes, stages de citoyenneté …). Au début des années 2010, les producteurs de contenu ont donc décidé de s’attaquer directement aux plateformes permettant le téléchargement illégal plutôt qu’aux pirates eux-mêmes. La fermeture de Megaupload et Zone-Telechargement au début des années 2010 a marqué une avancée importante contre le piratage mais d’autres acteurs ont rapidement émergé ensuite, comme un problème insoluble.

Les alternatives légales trop nombreuses ?

L’avènement des services légaux de streaming musical et de vidéo à la demande comme Netflix, Amazon Prime Video, Spotify, Deezer semblait avoir remis une partie des pirates dans le droit chemin grâce à une expérience utilisateur optimisée et des contenus exclusifs. Mais la multiplication des acteurs, avec notamment l’arrivée de Disney et d’Apple dans la bataille de la SVOD pourrait bien relancer la mode du piratage.

Le cabinet Sandvine estime que les consommateurs s’abonneront à une ou deux plateformes et pirateront le reste. Les producteurs de contenu pensaient avoir trouvé la solution miracle pour monétiser les productions musicales et cinématographiques, mais le système pourrait bien se retourner contre eux.
En 10 ans les rumeurs de suppression d’HADOPI ou de fusion avec une autre entité comme le CSA par exemple ont émergé un peu partout sans se concrétiser. L’organisme continue son travail de veille et de production d’études sur le piratage de produits culturels tout en envoyant de nombreux mails de mise en garde aux pirates. Il sera intéressant de mettre en perspective dans les prochaines années l’évolution de cette pratique avec les évolutions technologiques

JD